Heymoonshaker : hardcore blues

HEYMOONSHAKER

Indice de satisfaction : 8,2/10

Il faudrait être sourd ou malhonnête pour tenter de réduire le duo Heymoonshaker à un simple binôme chant/guitare et beatbox. Pour ceux qui ont eu la chance de voir Dave Crowe et Andy Balcon en live, le souvenir reste intact : un moment de pure poésie bestiale, animale, où la voix rocailleuse de l’un fait écho au beatboxing éblouissant de l’autre. Voir Heymoonshaker en live est une expérience sensorielle, épidermique, qui vient parler à vos tripes, à votre âme ; mais aussi à votre sexe, jusque-là endormi par les concerts précédents. On ne va pas se mentir…

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Qu’en est-il sur disque ? Réponse le 2 octobre avec la sortie de Noir, le nouvel album des Heymoonshaker produit par le tout nouveau label Dify Records. Enfin, réponse… Serpico l’a déjà écouté en boucle et a eu envie de pousser des cris dans la nuit, de projeter son cerveau reptilien vers la Lune.
Des titres comme « Find Myself A Home », « Take The Reins » (dont vous pouvez vous délecter du clip ci-dessous) ou encore « Streets Of England » nous rappellent ô combien le blues est une musique évolutive, et pas une complainte de champs (chants) de cotons empoussiérée par des décennies de clichés. Véritable machine humaine à frapper les beats, Dave Crowe répond au millimètre à la voix sortie tout droit de l’enfer qu’est celle d’Andy Balcon. Une claque automnale qui dépassera largement les limites des saisons à venir.

Heymoonshaker ira défendre ses nouvelles chansons lors d’un passage à La Cigale (Paris) dans le cadre du festival MaMA Event 2015, le vendredi 16 octobre prochain. Alors si vous voulez vibrer un peu, crier, pleurer et secouer la tête dans tous les sens, il faudra être là. Absolument.

Arnaud de Vaubicourt

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